Le gouvernement du Monténégroprévoit de mettre finà la vente des actifs publics à l’Institut Dr Simo Milošević à Igalo au plus tard à la fin de 2022, selon le plan d’action du Programme de développement du tourisme de santé (PRZT) adopté.
« Les produits de tourisme de santé au Monténégro dépendent principalement de l’Institut, de nombreuses cliniques dentaires, d’hôtels proposant des services de bien-être et de spa, ainsi que des parcs nationaux et des zones protégées. En outre, le tourisme de santé constitue une valeur ajoutée à l’offre touristique globale, avec un accent sur le positionnement du Monténégro comme destination touristique toute l’année », indique le document du ministère du Développement économique.
Les revenus de l’Institut
Selon les indicateurs du PRZT, en 2019 l’Institut a réalisé 11,812 millions d’euros. Sur ce montant, 6,039 millions proviennent de l’afflux devisiteurs étrangers— dont 2,88 millions pour les patients norvégiens, ce qui représente 47,71 % des revenus des marchés étrangers ou 24,15 % du revenu total réalisé au cours de l’année touristique record.
Les utilisateurs de services du Monténégro ont généré 5,773 millions d’euros de revenus, dont 3,327 millions d’euros provenaient de la Caisse d’assurance maladie — soit 57,63 % des revenus du marché intérieur ou 27,89 % du revenu total en 2019.
Dans la stratégie de l’Institut (S3) pour la période 2019-2024, un chapitre spécial est consacré au tourisme de santé fondé sur les principes du développement durable.
Il y est souligné la nécessité de moderniser et d’améliorer l’Institut afin qu’il devienne un centre de référence pour la rééducation médicale et la physiothérapie des maladies de l’appareil locomoteur, non seulement dans la région, mais aussi en Europe.
« L’Institut, fort de 70 ans de tradition, a été reconnu comme une institution de premier plan pour le tourisme de santé “orienté vers l’exportation”, toute l’année, sur des marchés à forte valeur ajoutée, dont la position doit être rétablie et renforcée », conclut le document S3.
Pour y parvenir, il est recommandé, entre autres, d’améliorer les méthodes de traitement médical et de rééducation des maladies de l’appareil locomoteur en utilisant la biomécanique et les nanotechnologies. Une transformation de l’Institut de cette ampleur est prévue pour nécessiter 60 millions d’euros, ce qui générerait au moins deux fois plus de revenus.

