17 mars, la séance du gouvernement du Monténégro devait adopter des sanctions contre la Russieen raison de l’Ukraine, cependant elle a étéinterrompue.
Le gouvernement du Monténégro a indiqué que la séance avait été interrompue en raison de désaccords sur la procédure d’adoption de la décision relative à l’application des sanctions, définies par les points 11, 12 et 13 de l’ordre du jour adopté.
Le Premier ministre du Monténégro, Zdravko Krivokapić, a exigé que cette décision soit prise non pas par le gouvernement, mais par le ministère des Affaires étrangères, ce à quoi s’est opposé le ministre des Affaires étrangères, Đorđe Radulović, expliquant qu’il s’agissait d’une compétence constitutionnelle du gouvernement, et que le Premier ministre voulait se décharger de la responsabilité des sanctions. À ce moment-là, Krivokapić a annoncé une suspension de la séance.
La ministre de l’Éducation, de la Culture, des Sciences et des Sports, Vesna Bratić, a déclaré qu’elle voterait contre les sanctions contre la Russie.
Rappelons que le Monténégro a déclaré son adhésion à toutes les mesures restrictives, y compris huit paquets de sanctions individuelles et économiques adoptés par l’UE contre la Russie, et que la décision a été publiée sur le site du gouvernement le 1er mars en tant que position du ministère des Affaires étrangères.

