Le Monténégro a de nouveau ouvert l’entrée sans visa aux citoyens turcs, maisa réduit la durée de séjour autorisée dans le pays de 90 à 30 jours.Cette décision a été prise par le gouvernement dans le cadre du durcissement de la politique migratoire et de l’alignement des règles de visa sur les normes de l’Union européenne.
Ce qui a changé pour les citoyens turcs
Selonle nouveau décret, les citoyens turcs peuvent à nouveau entrer au Monténégro sans visa, mais ils ne pourront y séjourner que 30 jours au maximum. Auparavant, le régime sans visa permettait un séjour allant jusqu’à 90 jours, mais il avait été temporairement suspendu.
Les autorités soulignent que la réduction de la durée de séjour est une mesure préventive visant à diminuer les risques de migration illégale. En cas de détérioration de la situation sécuritaire, le Monténégro se réserve le droit deréintroduire le régime des visas.
Renforcement du contrôle et coopération avec la Turquie
Le gouvernement fait état d’une amélioration de la coopération avec les autorités turques et de la mise en place de mesures de sécurité supplémentaires. Il s’agit de contrôles migratoires et frontaliers plus stricts, ainsi que d’un échange d’informations entre les autorités compétentes des deux pays.
Selon le gouvernement, le ministère de l’Intérieur et la Direction de la police ont mis en œuvre toutes les mesures prévues par les décisions du Conseil de sécurité nationale concernant la lutte contre la migration illégale.
Cap sur une conformité totale avec la politique de visas de l’UE
La reprise du régime sans visa avec la Turquie, sous une forme limitée, s’inscrit dans une stratégie plus large du Monténégro visant à harmoniser sa politique des visas avec les règles de l’Union européenne. Des changements similaires sont également prévus à l’égard d’autres pays tiers — notamment l’Azerbaïdjan, pour lequel l’ajustement du régime devrait être achevé d’ici la mi-janvier.
Les autorités soulignent que de telles mesures sont nécessaires dans le contexte de l’intégration européenne et de la préparation du pays à une future adhésion à l’UE.

